Accessible à toutes, elle est particulièrement respectueuse de l’anatomie et de la physiologie de la femme, qu’elle peut accompagner tout au long de sa vie. La gestuelle fluide et harmonieuse, autant que le costume, le jeu avec les étoffes chatoyantes, permettent de mettre en valeur et d’affirmer une féminité digne. Les musiques, variées et dépaysantes, permettent de s’évader, de s’ouvrir à une autre culture, voire de renouer avec ses racines.
A coté de l’aspect danse « cabaret » bien connu du grand public, se développe actuellement un courant qui donne un nouvel essor aux danses du Moyen et Proche Orient: l’enjeu est de puiser dans l’authenticité de ces danses pour les ouvrir à une modernité qui ne trahisse pas leur essence, les adapter à un espace scénique et théâtral, et aller vers une expression artistique. Au sein de l’association Salomé, l’enseignement dispensé cherche à participer au développement de ce courant.
Depuis l’Antiquité, la danse orientale s’est plus particulièrement développée en Egypte, sous des formes aussi bien populaires que classiques : le « shaabi », style rural traditionnel terrien et joyeux, le « baladi », danse citadine expressive et sensuelle ; le « classique », raffiné et aérien ; le style « cabaret » divertissement moderne. Tous ces aspects, ainsi que les danses traditionnelles du Maghreb, sont abordés dans les cours, allant de la tradition vers une créativité plus personnelle.
La danse orientale est nomade, issue de migrations et de rencontres entre divers peuples. Nicole El Hayani, pour qui la danse est la mise en mouvement et en image de ce que la musique lui inspire, puise dans la gestuelle typique de la danse orientale, mais aussi dans celle des danses traditionnelles du Maghreb, voire des danses classique et contemporaine, pour évoluer avec une grande liberté à travers ces styles sans en figer le cadre. Ainsi, la danse orientale, traditionnellement moyen d’expression des femmes dans leur vie quotidienne et lors des fêtes, permet à chacune de trouver son expression propre.
L’échauffement, qui permet de se recentrer sur ses sensations, est une préparation destinée à assouplir le corps, à favoriser la prise de conscience fine de ses différentes parties, nécessaire à la « dissociation » propre à la danse orientale, en même temps qu’à développer la perception de celui-ci dans sa globalité, autour de l’axe qu’est la colonne vertébrale.
Comme dans toutes les danses, il s’agit, avec l’apprentissage d’une technique rigoureuse, de travailler la coordination, la gestion de l’espace, de développer l’intégration du rythme… et aussi de danser ensemble, de redécouvrir une gestuelle ancestrale et universelle qui puise ses origines aux fondements même de la féminité…